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Nothing - PV Ombre de Pluie. (Flashback.)

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Alpha

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Lune Neigeuse







MessageSujet: Nothing - PV Ombre de Pluie. (Flashback.) Mar 12 Mai - 18:39

Nothing

Navi des Neiges & Ombre de Pluie

La neige.
Elle tombait, en dégringolant des cieux, et s'accumulait sur ses anciennes plaies jusqu'à raviver l'inflexible douleur. Jusqu'à ramener les impitoyables souvenirs à ses pensées déviantes. C'était une neige imaginaire, qui s'étendait sur les plaines de son enfance désolée. Un soupir las franchissait ses lèvres, à mesure que l'herbe givrée bruissait sous ses coussinets tendres.
Sous les prunelles ambrées de sa génitrice, Navi redevenait un enfant. Ce louveteau turbulent qui ne s'exprimait que dans ses songes, où un éternel hiver régnait. Et, silencieusement, la gamine s'élançait sous les nuages sombres qui dansaient. Elle poursuivait cette chimère dont elle avait crevé les entrailles, deux ans plus tôt, et qui lui avait été arrachée si jeune que son visage n'était qu'un amas de buée où brillaient deux iris mordorés.
Mais, de cette mère dont elle ne se rappelait plus le nom, il ne restait plus qu'une nuée de poussière scintillante qui s'écrasa sur le pelage blême de la fillette qui, de ses grands yeux argentés, observaient les dernières parcelles de l'être chéri qui s'envolaient.

Un hurlement d'agonie s'échappait de sa gorge serrée, se répercutant douloureusement dans son crâne. Un jappement plaintif, suivi du grattement caractéristique des griffes sur la roche. Une masse lourde s'avançait, pourtant étonnamment aérienne, jusqu'à atteindre l'entrée de la tanière où elle s'asseyait. Son souffle était court, témoignant des bribes de ce cauchemar qui la hantait toujours. L'air vivifiant caressait son pelage livide avec volupté, sans parvenir à discipliner les nombreuses mèches rebelles qui se dressaient, fières et moqueuses, vers les cieux noirs.
Le regard de Navi se promena quelques instants sur les visages endormi des membres de sa meute, y cherchant un réconfort qui manquait à son cœur écrasé dans sa poitrine étroite. Ils semblaient sereins.
Les prunelles argentées de la louve se promenèrent ensuite sur la voûte céleste, quêtant le calme au milieu des étoiles. Peu à peu, ses muscles bandés à l'extrême se détendirent, jusqu'à se vider complètement de l'anxiété qui hantait toujours son regard pâle. Un sourire fleurissait sur ses lèvres, sans être convainquant.
Un nouveau soupir.
Elle s'ébroua, aussi bien physiquement que mentalement, chassant les derniers monceaux de rêve qui habitaient encore son visage fermé. L'âme à la dérive et les sens anesthésiés, Navi s'élança alors à corps perdu dans une course effrénée à travers son terrain de jeu. Sous ses membres athlétiques, l'herbe s'écrasait et les têtes décapitées de quelques fleurs s'accrochaient dans son pelage neigeux, sans parvenir à entraver les mouvements saccadés de l'animal qui s'éloignait de ce lieu où les odeurs des uns et des autres se mêlaient jusqu'à former un bouquet aussi entêtant que rassurant.
Après avoir découvert cette sécurité qu'offrait la Meute, Navi se doutait que la solitude ne trouverait plus jamais grâce à ses yeux. Ses parents avaient eu tort de se soustraire à cette influence. Les loups étaient des bêtes de meute, et refuser de s'y abandonner était hérésie.
Aux aguets, la louve ralentissait l'allure à mesure que les frontières olfactives se dessinaient, incitant Navi à la prudence. Une angoisse sourde dévorait ses entrailles, jusqu'à menacer de lui faire perdre les pédales. Ses prunelles avides scrutaient les environs, jusqu'à ce que ses iris pâles ne soient brûlés par l'air qui s'y engouffrait sans qu'elle ne cligne des yeux.
Personne.
Pas âme qui vive.
Ce constat rasséréna légèrement la jeune louve dont le regard se promenait calmement de l'autre côté. Les Terres Neutres. Des édifices étranges avaient été hissés, dans un état plus ou moins salubre, et certains menaçaient de s'écrouler à chaque instant.

Les bâtiments jonchés de végétaux qui colonisaient les murs en béton ciré attisaient la curiosité de Navi qui avançait, légère comme un souffle, au milieu des restes d'une civilisation qui s'était empressée de fuir les colères de Mère Nature, abandonnant dans son sillage des dépôts qui continueraient de polluer les sols durant un temps.
Un papillon frôla la lupine qui orienta ses pas dans la direction que l'insecte prenait, peut-être l'attraperait-elle. Ou peut-être pas.
Le mouvement de ces ailes silencieuses était hypnotique. Haut. Bas.
Bientôt, Navi en oublia qu'elle n'était pas sur les terres des Cheyennes. Ses oreilles, dressées sur son crâne blanc, dansaient en tout sens, quêtant tous les sons qu'elles pouvaient recueillir pour en emplir l'esprit de l'immaculée qui écoutait, attentivement, et s'imprégnaient de tout ce qui l'entourait.
Une silhouette se dressait, immobile et dénuée de vie, au milieu d'une immense place. Une meute, piégée dans la roche, observait entre ses pattes un fin filet d'eau sale qui serpentait jusqu'à un bassin qui en débordait déjà. Avec prudence, la jeune femelle s'en approcha et lapa le liquide légèrement odorant.
Brusquement, ses muscles se contractèrent, la queue dans le prolongement du corps, et Navi fit volteface.
« Qui est là ? »
Crachait-elle d'une voix forte, les babines retroussées. Un grondement enflait dans sa gorge serrée, faisant vibrer son poitrail et ses lèvres noirâtres.  

DEV NERD GIRL



Dernière édition par Navi des Neiges le Lun 15 Juin - 17:23, édité 1 fois
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Ombre de Pluie







MessageSujet: Re: Nothing - PV Ombre de Pluie. (Flashback.) Lun 25 Mai - 0:19


Nothing.PV → Navi des Neiges.
Délicatement, le soleil se levait. Qui aurait-put croire qu'il le faisait ? Qui serait assez agile de vue pour apercevoir au-delà des énormes nuages blancs le soleil jaune se lever à grande peine ? Pas toi. Toi, tu en étais incapable. Ta vue n'était pas la meilleure que cela et pire encore, la neige obstruait ta vue. Tu ne voyais pas plus loin que le bout de ton museau avec toute cette masse blanche qui tombait en gros flocons sur le sol déjà blanc. Tu marchais lentement, mettant une patte après l'autre sur le sol tendre et froid. Malgré l'espèce à laquelle tu appartenais, une espèce originaire des pays chauds, tu t'étais accommodé comme tes semblables à ces températures relativement basses. Certains de tes congénères étaient tombés dans ce froid et tu pensais que tes parents en faisant partit. À vrai dire, on ne t'avait jamais parlé d'eux et cela ne t'avait jamais choqué et tu n'avais jamais cherché à comprendre de qui tu étais le petit.  Pour toi, il était clair que tu étais né au sein de cette meute et que tes parents y avaient toujours vécus. Lentement tu progressais dans cet amas blanc. Tout ce que tu avais retenu de cette chose c'est que c'était froid, désagréable, que cela mouillait les pattes, mais aussi que cela faisait ressortir la couleur de ton pelage davantage encore que la verdure et que cela ne permettait guère de passer discret aux yeux des proies. Néanmoins, si les prédateurs n'étaient pas discrets, les proies l'étaient encore moins. Finalement, cette matière blanche était un bon compromis pour toutes les espèces. Certaines avaient dû s'y accommoder plus que d'autre, certaines avaient vu une baisse de leur effectif, d'autre une augmentation grandissante. N'ayant rien de mieux à faire, tu avais décidé de partir un moment en exploration. Il était suffisamment tôt pour que tu puisses faire un tour avant de devoir vaquer à tes occupations de Lambda. Tu t'étais donc autorisé une petite promenade. Il y avait du bon dans ces promenades, elles te permettaient de connaître davantage le territoire ainsi que de ramener quelques rares fois un morceau de gibier ou une découverte quelconque. Tu connaissais les territoires que très brièvement, surtout les territoires dit libres.  Et c'est pour cette raison que tu appréciais d'aller t'y balader afin d'apprendre à reconnaître les éléments en cas d'éventuel choix tactique ou que sais-je encore. Ainsi, tu t'étais retrouvé à marcher en direction de la ville en ruine, celle autrefois occupé par les humains qui prit de panique à la vue du froid et de la neige qui arrivait avaient pris leurs jambes à leur cou pour fuir plus loin vers le sud. Au moins, pour une fois, ils avaient laissé un peu de place aux loups pour qu'ils puissent vivre. Depuis le temps que les loups l'attendaient. Alors que je me baladais dans les ruelles étroites, blanches et vertes par endroit, la végétation reprenant ses droits sur ce lieu auparavant construit de la main de l'homme et où la nature avait presque complètement été éradiquée. Connaissant un minimum les lieux, tu filas jusqu'à l'objet de tes désirs : la statue de Fenrir. Ce loup célèbre avait prédit la destinée des loups et il l'influençait encore aujourd'hui depuis les cieux où il veillait à présent sur tous les représentants de son espèce. Alors qu'impudemment, tu te dirigeais vers la statue, une odeur poignante te saisis. Une odeur que tu identifias comme celle des Cheyennes, une meute rivale. Sans que tu n'en aies fait la demande expressive, tes babines se retroussèrent, laissant entrevoir tes longs crocs blancs. De la même manière, tes muscles se bandèrent, prêt à l'action en cas d'éventuel offensive. En faisant un pas de plus, tu te rendis compte qu'il s'agissait bien d'un loup, mais d'un loup blanc comme neige et qui semblait être une femelle. À ton grand étonnement, le pelage de la louve en question était immaculée et elle semblait plus être une représentante des Chinooks plutôt que des Cheyennes. Pourtant, elle portait nettement l'odeur de ces derniers. Elle ne tarda pas à te repérer et à lancer entre ses crocs serrer :

« Qui est là ? »

Tu t'approchas rapidement de la louve, sans aucune discrétion au préalable. Bien qu'elle eut cracher ses paroles, tu ne la pensais pas capable de t'attaquer sournoisement, tu restais néanmoins sur tes gardes. Les loups sont des bêtes sauvages et sont capables des pires traitements les uns envers les autres, surtout si cette louve est une dominante. Tu finis par te positionner plus ou moins face à la louve, plutôt de biais. Laissant s'étirer un large sourire charmeur sur tes lèvres, tu répondis d'une voix sans agressivité :

« Le charmant Ombre de Pluie ma chère et vous quel nom portez-vous ? »
© Codage par Waize.


Dernière édition par Ombre de Pluie le Mer 15 Juil - 14:04, édité 1 fois
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Alpha

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Lune Neigeuse







MessageSujet: Re: Nothing - PV Ombre de Pluie. (Flashback.) Lun 15 Juin - 23:19


Des Apaches & des Cheyennes
« Manger. Manger. Rêver. Angoisser. »

Le pur. Le beau.
Le blanc qui dégringole en dansant. C'est une blague méconnue de tous. Une hérésie prompte à être jugée pour traîtrise. La douleur qui gangrène dans son cœur déjà mort. Bientôt, il faudrait opérer pour retirer les organes agressés par les relents pourris. Le blanc. C'est limite si elle détonne, au milieu de cet océan aux vagues immobiles. Lui, il est carrément étranger à ce lieu. Fenrir se penche vers eux. Il tend le museau et les oreilles pour capter une conversation banale à s'en crever les poumons de soupirs indolents. C'est à croire que l'ennui des hivers trop longs sont à se damner pour un rayon de soleil qui ranime la vie. Celle des autres, pas la sienne. Navi, c'est l'hiver qu'elle adore. L'été qu'elle abhorre. L'hiver ramène les plus belles nuances du monde, et fait disparaître les imperfections merveilleuses qui rongent les sangs.
Il bouge, comme un renard à la face sournoise, et se positionne si près que l'immaculée pourrait s'imaginer répandre l'hémoglobine pour rompre le charme du blanc limpide. Ce n'est qu'une ombre envoyée par les cieux sur sa route déjà maintes fois détournée de sa voie d'origine.
Il dévoile quelques charmes, l'autre. Le roux qui s'enjolive d'un sourire. Les songes embrumés s'évaporent avec la vigueur d'un flocon sur la surface d'un lac brûlant. Sa poitrine se serre à mesure que les billes colorées se rencontrent. Elle se risque à se détendre, rien qu'un peu, sans se départir de son courroux risqué. « Je suis Navi. Seulement Navi. » Qu'elle répond, la Louvarde aux entrailles hurlantes. Elle crie au scandale, dans son fort intérieur. Elle éructe à la haine, en dissimulant habilement les plus sombres de ses douleurs. Elle est là, parée de toutes ses incertitudes qui sèment des nouvelles peurs sur son petit corps marqué au burin. Réceptive à l'éclat amusé qui brille sur le visage d'Ombre de Pluie, les dernières bribes de méfiance s'étiolent pour ne laisser qu'un calme relatif. Celui qui apaise avant que les tornades ne se déchainent sur son âme. « Puis-je m'enquérir de la raison de votre présence ici-bas, belle Ombre de nos jours maussades ? » Les plus belles tournures de phrase cachent les plus grandes gênes. L'habilité aux mots dissimulent les plus tristes malaises face aux autres. Face à soi-même. Les grands discours témoignent de l'absence de plaisir à l'improvisation. Est-il de ceux-là ? Appartient-il seulement à cette catégorie où les êtres sont estampillés "maladresse maladive" sur le front ? Semble-t-il être de ceux qu'on évite plutôt que ceux qu'on adore dès le premier regard ? Elle ne sait pas. Elle ne connaît pas les autres, Navi. Elle qui a traîné parmi les fantômes plus qu'au milieu des vivants. Elle qui traîne son boulet fantasmé à ses chevilles déjà abîmée.

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